(version provisoire)
Prédictions de Karmapa
La tradition tibétaine affirme que Bouddha Śākyamuni avait prédit la venue du Karmapa. Par exemple, dans un trésor caché (terma*) de Padmasambhava*, le maître qui a repandu le bouddhisme au Tibet au VIIIe siècle, le Grand Sage est cité comme suit :
Deux mille ans après moi,
L’Enseignement apparaîtra au pays des visages rouges
Qui aura été converti par Tchenrézi.
Lorsque son enseignement déclinera,
Viendra celui appelé Karmapa,
Le bodhisattva à la voix de lion.
Il convertira les êtres par le pouvoir de son samadhi,
Et les établira dans le bonheur par la vue, l’écoute, le rappel et le toucher.[1]
Dans différents soutras et tantras*, les textes du Vajrayāna*, on trouve des prédictions concernant l’arrivée de Karmapa. Padmasambhava, qui a répandu le bouddhisme au Tibet au VIIIe siècle, a également prédit la venue du Karmapa :
Une émanation d’Avalokiteśvara accomplira le bien des êtres sensibles. Sa première incarnation sera connue sous le nom de Sangtcheu Dusoum Khyenpa. En signe de sa puissance, il portera la coiffe noire[2], les joyaux de la couronne de sa famille. À chaque instant de sa vie, il guidera d’innombrables êtres jusqu’à l’éveil.[3]
Padmasambhava mentionna également que le Bouddha Śākyamuni avait prédit que Karmapa, à ce moment incarné comme l’un de ses disciples principaux, Gyalwa Tchokyang, deviendrait le Bouddha après le futur Bouddha Maitreya :
À l’avenir, l’actuel Gyalwa Tcheukyang sera connu partout. Il initiera les êtres sensibles à la réalisation des trois kayas et les conduira à la grande félicité. [En tant que sixième Bouddha de notre ère], il sera appelé « Lion ». En tant que fils du protecteur Maitreya, le Grand Compatissant, il renversera les fondements du samsara. Ainsi l'a prédit le Sugata.[4]
[1] Cette citation a souvent été attribuée au Samādhirāja Sūtra, mais elle n'a jusqu'à présent pas été retrouvée dans les versions courantes du sutra comme l'explique Peter Alan Robert dans la préface de The King of Samādhis Sutra (https://84000.co/translation/toh127#UT22084-055-001-introduction). Selon Slava Ermolin, qui s'appuie sur Khenpo Rigzin (Sri Diwakara/Kalimpong), tant le tertön Jestsün Nyingpo que le premier Gyaltsab Rinpoché attribuent cette citation à un terma de Tchokgyur Lingpa. Dr Meng Wang arrive à la même conclusion dans sa thèse de doctorat : The Life of the Sixteenth Karmapa Rangjung Rigpe Dorje: Transmitting the Dharma in Exile, Lexington Books 2022, p. 127 (ebook). Concernant « 2000 ans » : Dans l'Inde ancienne, l'été et l'hiver comptaient chacun pour une année, ce qui correspond à mille de nos années (Taranatha : History of Buddhism in India, Motilal Banarsidass 1990). Sous la reigne de Songtsen Gampo, qui devint roi du Tibet en 617, le bouddhisme commença à s'implanter dans le pays. « Lorsque les enseignements déclinent » fait référence au déclin des enseignements au Tibet au Xe siècle. « Le rugissement du lion » (tib. : seng ge‘i sgra, sanskrit : Simhanadha) fait allusion à une prophétie selon laquelle, dans un avenir lointain, Karmapa sera connu sous ce nom en tant que sixième des 1002 bouddhas* de notre époque.
[2] Le Vajra Mukut, aussi nommé la Coiffe Noire, la Couronne Noire ou Coiffe Vajra, est l’emblème des Karmapas et un moyen habile pour transmettre son influence spirituelle.
[3] Abrégé de : Topga Rinpoché, Karmapa Translation Committee (trad.) : The Explanation of the Precious Crown, which grants liberation by sight, also called : The Vessel of the Two Collections, 1999.
[4] Sugata et un autre nom pour Bouddha. Dans un terma* révélé par Sangye Lingpa, dans: Martin, Michele: Music in the Sky, Shambhala 2003, p. 272.
Gyalwa Tchokyang était une incarnation précédente de Karmapa qui ne portait pas encore ce nom, une des principaux disciples de Padmasambhava.
Prédictions de Karmapa
La tradition tibétaine affirme que Bouddha Śākyamuni avait prédit la venue du Karmapa. Par exemple, dans un trésor caché (terma*) de Padmasambhava*, le maître qui a repandu le bouddhisme au Tibet au VIIIe siècle, le Grand Sage est cité comme suit :
Deux mille ans après moi,
L’Enseignement apparaîtra au pays des visages rouges
Qui aura été converti par Tchenrézi.
Lorsque son enseignement déclinera,
Viendra celui appelé Karmapa,
Le bodhisattva à la voix de lion.
Il convertira les êtres par le pouvoir de son samadhi,
Et les établira dans le bonheur par la vue, l’écoute, le rappel et le toucher.[1]
Dans différents soutras et tantras*, les textes du Vajrayāna*, on trouve des prédictions concernant l’arrivée de Karmapa. Padmasambhava, qui a répandu le bouddhisme au Tibet au VIIIe siècle, a également prédit la venue du Karmapa :
Une émanation d’Avalokiteśvara accomplira le bien des êtres sensibles. Sa première incarnation sera connue sous le nom de Sangtcheu Dusoum Khyenpa. En signe de sa puissance, il portera la coiffe noire[2], les joyaux de la couronne de sa famille. À chaque instant de sa vie, il guidera d’innombrables êtres jusqu’à l’éveil.[3]
Padmasambhava mentionna également que le Bouddha Śākyamuni avait prédit que Karmapa, à ce moment incarné comme l’un de ses disciples principaux, Gyalwa Tchokyang, deviendrait le Bouddha après le futur Bouddha Maitreya :
À l’avenir, l’actuel Gyalwa Tcheukyang sera connu partout. Il initiera les êtres sensibles à la réalisation des trois kayas et les conduira à la grande félicité. [En tant que sixième Bouddha de notre ère], il sera appelé « Lion ». En tant que fils du protecteur Maitreya, le Grand Compatissant, il renversera les fondements du samsara. Ainsi l'a prédit le Sugata.[4]
[1] Cette citation a souvent été attribuée au Samādhirāja Sūtra, mais elle n'a jusqu'à présent pas été retrouvée dans les versions courantes du sutra comme l'explique Peter Alan Robert dans la préface de The King of Samādhis Sutra (https://84000.co/translation/toh127#UT22084-055-001-introduction). Selon Slava Ermolin, qui s'appuie sur Khenpo Rigzin (Sri Diwakara/Kalimpong), tant le tertön Jestsün Nyingpo que le premier Gyaltsab Rinpoché attribuent cette citation à un terma de Tchokgyur Lingpa. Dr Meng Wang arrive à la même conclusion dans sa thèse de doctorat : The Life of the Sixteenth Karmapa Rangjung Rigpe Dorje: Transmitting the Dharma in Exile, Lexington Books 2022, p. 127 (ebook). Concernant « 2000 ans » : Dans l'Inde ancienne, l'été et l'hiver comptaient chacun pour une année, ce qui correspond à mille de nos années (Taranatha : History of Buddhism in India, Motilal Banarsidass 1990). Sous la reigne de Songtsen Gampo, qui devint roi du Tibet en 617, le bouddhisme commença à s'implanter dans le pays. « Lorsque les enseignements déclinent » fait référence au déclin des enseignements au Tibet au Xe siècle. « Le rugissement du lion » (tib. : seng ge‘i sgra, sanskrit : Simhanadha) fait allusion à une prophétie selon laquelle, dans un avenir lointain, Karmapa sera connu sous ce nom en tant que sixième des 1002 bouddhas* de notre époque.
[2] Le Vajra Mukut, aussi nommé la Coiffe Noire, la Couronne Noire ou Coiffe Vajra, est l’emblème des Karmapas et un moyen habile pour transmettre son influence spirituelle.
[3] Abrégé de : Topga Rinpoché, Karmapa Translation Committee (trad.) : The Explanation of the Precious Crown, which grants liberation by sight, also called : The Vessel of the Two Collections, 1999.
[4] Sugata et un autre nom pour Bouddha. Dans un terma* révélé par Sangye Lingpa, dans: Martin, Michele: Music in the Sky, Shambhala 2003, p. 272.
Gyalwa Tchokyang était une incarnation précédente de Karmapa qui ne portait pas encore ce nom, une des principaux disciples de Padmasambhava.